Le cancer a bénéficié de nombreuses campagnes de prévention. Comment les Français ont-ils intégré ces messages. Comment ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Comment améliorer les stratégies de communication à venir ? Un récent sondage d’Ipsos nous apporte quelques réponses intéressantes.

Células cancerígenas de cáncer de cuello | Flickr : partage de photos !

Des Français conscients des risques, mais qui ne font pas évoluer leurs habitudes

Dans ce sondage, 70 % des répondants affirment n’avoir jamais mis en place d’actions spécifiques pour réduire leur risque de cancer. C’est la résignation qui explique le mieux de chiffre : 75 % de ces répondants considèrent que les actions sont vaines et qu’elles n’empêchent pas le développement des cancers.

Quelles motivations, pour adopter des comportements permettant de limiter les risques de cancer ?

Les populations les plus motivés sont les personnes ayant été atteintes d’un cancer, les personnes présentant une hypercholestoérolémie et les plus de 45 ans.

Les dépistages réguliers et la surveillance de l’alimentation sont les actions les plus citées par les répondants.

Les motivations les plus citées, pour la mise en place d’actions de prévention sont les suivantes :

  • La perception du cancer comme une maladie très répandue
  • La conviction que ces actions individuelles permettent de réduire le risque de cancer
  • La réponse aux informations ou messages des campagnes de prévention

 

Facteurs de risques : trop de communication nuit !

Au niveau des facteurs de risques, les Français les identifient assez clairement. En revanche, la hiérarchie des risques perçus est très différente des risques réels :

  • Les dangerosités de l’alcool, de la sédentarité, d’une mauvaise alimentation sont largement sous-évaluées
  • La dangerosité de la pollution ou des OGM est largement surestimée.

 

La large médiatisation des risques cancérogènes a donc permis d’assurer une bonne prise en compte des facteurs de risques. Il reste aujourd’hui à aider nos concitoyens à les hiérarchiser. 28 % des répondants considèrent qu’ils ont reçu trop de messages autour de la prévention du cancer. Ils sont aussi 73 % à déclarer ne pas maîtriser tous les risques et 55 % à ne pas tout comprendre…

Quelles pistes, pour améliorer la communication de prévention santé ?

90 % Français souhaitent d’abord que la recherche prouve l’efficacité des mesures de prévention santé du quotidien. Si les campagnes de prévention ont su développer la notoriété des risques et solutions, il reste à convaincre, en argumentant les conseils prodigués. Cette constatation nous ramène aux basiques de la communication !

Ils sont plus de 80 % à souhaiter des consultations individuelles de prévention avec des professionnels de santé. Les campagnes de prévention reposent aujourd’hui en grande partie sur des dispositifs média (TV, Presse, Affichage, Radio) : le constat plaide pour le développement d’actions hors-média de terrain, notamment dans l’événementiel.

Ils sont aussi près de 7 sur 10 à souhaiter mieux connaître les programmes recherche sur le cancer. C’est une opportunité pour tous les acteurs de la recherche (fondations, associations de patients, équipes scientifiques) de développer leur communication et répondre à un intérêt majeur du grand public. Les outils à privilégier : magazines et lettres d’information papier, newsletter web, réseaux sociaux et relations presse.

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